ECOLO
 
 

Programme pour les élections 2006


1. Promouvoir les économies d’énergie dans les bâtiments publics.

Initié en son temps par le Ministre José Daras, le projet PALME
(Plans d’Action Locale pour la Maîtrise de l’Energie),
proposait l’octroi d’un subside aux communes qui acceptaient de se mettre activement dans une dynamique d’économies d’énergie et de réduction d’émission de CO2 sur leur territoire, que ce soit dans les bâtiments communaux, chez les particuliers et dans les entreprises. Aujourd’hui, encore plus qu’hier, ces économies d’énergie sont plus que jamais pertinentes face à l’enchérissement du pétrole, suivi de près par les autres sources d’énergie (gaz, bois). Chaque année supplémentaire d’inertie dans l’utilisation rationnelle de l’énergie alourdit d’autant les impôts à charge du contribuable. La vétusté de nombreux bâtiments publics, la frilosité des normes proposées pour les nouveaux bâtiments communaux sont autant de poches trouées par où filent les deniers publics. Le manque de vision globale pour agir avec efficacité localement, l’absence de clairvoyance face à un monde où les énergies fossiles se raréfient et où les menaces de changements climatiques s’intensifient demandent une réponse écologiste sans retards ni atermoiements. L’audit énergétique des bâtiments communaux n’est pas un luxe.

2. Soutenir les énergies renouvelables.

La locale Ecolo de Remicourt propose d’appuyer les primes de la Région Wallonne par l’octroi de primes communales s’ajoutant à celles-ci afin de favoriser les économies d’énergie. La norme d’isolation K55 proposée dans le cahier de charges d’une nouvelle habitation devrait passer à la norme K45. Celle-ci serait surtout nécessaire pour les nouvelles habitations sociales, là où le pouvoir d’achat des locataires est, par définition, le plus faible. Mais des projets plus audacieux ont déjà vu le jour dans d’autres communes (cogénération, habitations passives, etc.) qui devraient nous inspirer. De même, une meilleure information au sujet des certificats d’électricité verte permettrait aux citoyens de mieux en comprendre les enjeux.

3. Développer la mobilité douce.

Vu la pression immobilière mise en œuvre dans la commune de Remicourt, une augmentation notable du trafic se manifeste sur nos routes. A vocation rurale au départ, Remicourt s’est transformée en commune semi-rurale où les gens doivent se déplacer dans des rues souvent étroites, sans marquages au sol, voire sans trottoirs pour les riverains. Se déplacer à pied, à vélo ou accompagné d’enfants relève parfois du gymkhana. Tenant compte de cette urbanisation croissante de la commune, nous pensons qu’il conviendrait d’unifier le réseau des trottoirs, voire de le créer là où il est encore inexistant, d’aménager une piste cyclable qui relierait les différents villages de la commune, de mettre certaines rues à sens unique, de préserver un espace piéton sur les trottoirs par un marquage des emplacements de parking là où l’étroitesse des rues oblige les voitures de se parquer en partie sur les trottoirs. Dans le cadre de cette mobilité douce, nous proposons la création d’un parcours santé afin de permettre les balades à pied, à cheval et le jogging. La réservation de certaines rues des villages quelques week-ends par an pour les enfants favoriserait la convivialité et l’aménagement de certaines rues afin d’y ralentir la circulation assurerait la sécurité des usagers faibles. Enfin, il conviendrait de trouver une solution de parking pour le Centre Culturel.

4. Créer, en site propre, une Voie Verte entre Remicourt et Waremme.

Sans infrastructures décentes, il est impossible de susciter de nouveaux comportements sains et profitables à tous. La locale Ecolo de Remicourt estime que la création d’une voie verte entre Remicourt et Waremme, ou d’un véloroute sécurisé là où la voie verte n’est pas réalisable, encouragerait sensiblement l’usage du vélo par nos jeunes qui fréquentent l’année durant les écoles du secondaire à Waremme. Par ailleurs, cette Voie Verte pourrait servir de pré-Ravel à intégrer dans un réseau plus vaste qui favoriserait le tourisme wallon.

5. Etendre l’accueil de la petite enfance.

La mise en place d’une structure d’accueil, type crèche, est possible en mettant à profit le financement prévu dans le cadre du « plan cigogne 2 ». L’objectif de ce plan est la création, d’ici 2009, de 8.000 places d’accueil supplémentaires en Région Wallonne. Actuellement, les 29.000 places disponibles sont insuffisantes pour rencontrer les besoins de la population. Ce « plan cigogne 2 » finance l’agrandissement de structures existantes ou la création de nouvelles structures ainsi que des postes de travail via des contrats PTP (Programme de Transition Professionnelle) ou APE (Aides à la Promotion de l’Emploi). Ce projet permettrait donc aussi de mener une action au niveau de l’emploi au sein de la commune. La structure à mettre en place devrait être rendue accessible à des enfants dont les parents ou un des parent ne travaillent pas (espace type halte-garderie). Cela pour permettre aux parents soit de mener à bien une recherche d’emploi, soit de s’octroyer des moments de « liberté », soit de permettre à l’enfant d’en rencontrer d’autres en dehors de son cadre familial. Cette mesure devrait être menée en parallèle avec le soutien des gardiennes ONE encadrées ou indépendantes.

6. Dynamiser l’enseignement communal.

L’enquête PISA sur les performances des élèves qui fréquentent les écoles de la Communauté française a révélé de grandes disparités et des résultats mitigés. Pourtant, si l’école veut rester un lieu d’émancipation et d’émulation par rapport aux savoirs qui comptent, le « fondamental » doit plus que jamais être l’objet de tous nos soins. Une meilleure maîtrise du français, des maths, des sciences et des langues n’est pas un luxe dans une société axée sur la compétitivité. La création d’une classe d’immersion en néerlandais est, quant à elle, une nécessité politique. En ces temps troublés par l’actualité internationale, la promotion du pluralisme et du multiculturalisme doit donner à la « neutralité » de l’enseignement public une couleur qui ne soit point celle de la grisaille, ni encore moins celle des chemises brunes ou noires. Enfin, même si l’ouverture de l’école aux acteurs extérieurs n’est pas une nouveauté en soi, épingler plus particulièrement les missions de Child Focus et de l’IBSR devait être souligné.

7. Fortifier les valeurs de la démocratie en Wallonie.

De l’école à la société et de la société à l’école, il n’y a souvent qu’un pas. La locale Ecolo de Remicourt juge importantes les « valeurs » démocratiques comme la « bonne gouvernance » dans l’attribution des marchés publics, l’équité sociale dans la répartition des mandats (les fameux cumuls), la dignité des citoyens flouée par les pièges du clientélisme et du népotisme, la recherche de la justice sociale dans l’attribution d’un emploi public, d’une habitation sociale, la protection de la liberté d’expression des mandataires communaux de l’opposition dans l’exercice de leurs fonctions, le droit du citoyen d’interpeller le conseil communal en séance publique et l’équité dans la répartition des subsides.

8. Lutter contre le chômage endémique.

Le clientélisme et le népotisme fleurissent sur les eaux stagnantes et croupissantes du marasme économique et du chômage endémique. Redonner au citoyen sa dignité passe par une offre toujours plus étendue d’éducation permanente, particulièrement pour les chômeurs peu qualifiés et par une meilleure redistribution des emplois (celui qui cumule des mandats rémunérés laisse autant de citoyens sur le carreau). A ce titre, la culture peut aussi être mise au service de cet esprit. Ainsi, au rayon des idées innovantes, pourquoi ne pas inclure dans le programme du Centre Culturel de Remicourt, nouvellement doté d’un directeur, des incitations culturelles et artistiques à avoir plus de goût pour l’esprit d’innovation, de création et d’entreprendre. Dans cette perspective, une approche culturelle et artistique de l’apprentissage du néerlandais par les Wallons pourrait être aussi une perspective créatrice, nouvelle et innovante dans nos relations avec les Flamands du pays.

9. Gérer le patrimoine.

Esthétiquement, il conviendrait de trouver rapidement une solution pour ce qu’il convient d’appeler de plus en plus un chancre au sein du village de Lamine : l’ancienne école communale, affublé d’un panneau qui semble indiquer qu’elle n’est plus qu’un cloaque, offre aux regards désabusés des riverains le spectacle lamentable de ses vitres cassées et de « son » arbre bien implanté dans la façade. Qu’il faille tout raser ou qu’il faille tout rénover, nous convenons qu’une étude est nécessaire. Mais laisser ce « patrimoine » dans un tel déclin relève d’un assoupissement des sens et d’une accoutumance à la laideur.

10. Prévenir les sources de pollutions.

La locale Ecolo de Remicourt s’étonne d’apprendre que la parc à conteneurs refuse la reprise des pneus usagés. Nous nous souvenons pourtant encore d’un feu mémorable qui, visible à plusieurs kilomètres à la ronde, fut la « réponse » inadéquate du citoyen à ce genre de politique. D’autres feux, moins spectaculaires, mais tout autant nocifs et cancérigènes ajoutés les uns aux autres, sont pudiquement répertoriés sous l’appellation de « feux de jardin ». Pourtant, la proximité du parc à conteneurs représente un outil remarquable dans la gestion de nos déchets. Y avoir recours régulièrement, c’est prévenir les sources de pollution. Dans le même esprit, l’existence d’une station d’essence qui offre la possibilité de s’approvisionner en gaz aurait dû permettre de faire rouler au gaz le bus communal pour le ramassage des enfants. Cette opportunité là n’ayant pas été saisie, espérons que l’arrivée sur le marché wallon de biodiésel permettra de corriger le tir.

11. Améliorer l’efficacité des finances.

Dans le cadre d’une étude universitaire indépendante, parue en octobre 2005 par deux économistes wallons (Jean Hindriks et François Gerard), nous avons trouvé une évaluation « externe » digne d’intérêt quant à la situation financière de la commune de Remicourt. Pour ces économistes wallons, les contribuables, parce qu’ils sont souvent mal informés, font face à un véritable défi démocratique. Quelle est l’efficacité réelle de la gestion des ressources financières des communes comparées les unes aux autres ? Un « palmarès des villes et communes en Wallonie : une approche en terme d’efficacité » a donc vu le jour. C’est que la commune, bien qu’elle soit considérée comme le niveau politique le plus proche du citoyen, ne permet pas toujours d’identifier aisément ses missions véritables. Les auteurs de l’étude se sont donc penchés sur cinq familles précises de « compétences » communales : les services administratifs, les voiries et transports, l’enseignement, les services sociaux et médicaux, l’environnement et la propreté. Dans un deuxième temps, ils ont analysés les moyens mis à la disposition de la commune pour couvrir ces « missions ». Enfin, ils ont adopté comme méthode d’évaluation : identifier les communes qui « font mieux avec moins de moyens ». Or, sans vouloir entrer dans tous les détails de l’enquête, Remicourt se situe dans le « second rang » sur un classement de quatre rangs. Ce qui veut dire que, en terme de comparaison, la commune de Remicourt est « dominée » au moins par une autre commune faisant mieux sur chacun des indicateurs avec moins de recettes par habitant. Au final, dans ce palmarès, Remicourt se situe à la 185ème place sur un classement de 248 communes wallonnes.

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